.Le Crédit Agricole reste porté par ses réseaux de détail en France Par Alexandre Garabedian le 12/11/2009

19-11-2009
  
 
 
 
 
Contrôler un tiers du marché de la banque de détail en France a du bon. Le Crédit Agricole a encore pu le vérifier à l'occasion de la publication de ses comptes du troisième trimestre, mardi soir. Si CASA, le véhicule coté du groupe, a pu afficher un bénéfice net de 289 millions d'euros, il le doit notamment aux caisses régionales, dont il remonte 25% des résultats, et à LCL, intégré à 100%.


Les premières lui ont apporté 222 millions d'euros de résultat net, le second 141 millions. Sur neuf mois, la contribution des caisses régionales progresse de 16,6% en un an. La puissance financière des caisses - que l'on retrouve au niveau du résultat net de 692 millions d'euros dégagé par le groupe dans son ensemble - permet aussi à la banque de s'épargner pour l'heure tout appel au marché. Avec un ratio de solvabilité tier one de 9,7%, et de 9% pour les fonds propres durs, elle reste mieux capitalisée que la Société Générale et BNP Paribas et a remboursé à fin octobre 3 milliards d'euros à l'Etat sans augmenter son capital.


Après un passage à vide, surtout dans le crédit immobilier, les caisses affichent, sur neuf mois, une progression de 7,7% de leur produit net bancaire (PNB) commercial. «Le moteur des caisses régionales recommence à tourner, de plus en vite. C'est vrai en termes de collecte et ça commence à l'être en termes de crédit, même si le démarrage a été un peu décalé par rapport à nos concurrents», indique Bertrand Badré, le directeur financier de Crédit Agricole SA. Si les encours sont en hausse de 1,7% sur un an, loin des engagements pris à l'égard du gouvernement, les réalisations de crédit ont augmenté de 7,2% par rapport au trimestre précédent.


Le dynamisme commercial était plus attendu chez LCL, qui reste sur la même tendance depuis plusieurs trimestres. Son PNB augmente de 3,6% sur un an et ses encours de 3,9%. Autre point positif, le coût du risque semble plafonner dans le réseau, comme d'ailleurs à l'échelle de CASA, à l'exception de Calyon où des dossiers spécifiques dans le Golfe ont notamment coûté 113 millions d'euros. «Il est un peu tôt pour se prononcer sur ce que sera l'année 2010», tempère Bertrand Badré.