Banque-assurance : les actuaires très demandés

03-06-2011
Que ce soit dans la finance, où les embauches reprennent petit à petit, ou dans l'assurance, qui connaît de fort besoin de recrutement, les profils d'ingénieurs sont de plus en plus recherchés. "Leur haute technicité est appréciée", selon Sylviane Gastaldo, directrice de l'ENSAE ParisTech (école nationale de la statistique et de l'administration économique).

Jean-David Fermanian, professeur de finance et responsable de la voie "gestion des risques" de cette école va plus loin : "De nouvelles spécialités apparaissent et demandent des compétences scientifiques très pointues comme le trading haute fréquence, où il faut construire des algorithmes qui contrôleront les ordres émis par un ordinateur à des vitesses très inférieures à la seconde."

Les métiers du risque ont la cote

Autre tendance : l'intérêt croissant pour les fonctions liées aux risques financiers. "Le métier de ‘risk manager' est très en vogue dans la finance comme dans les assurances, souligne Jean-David Fermanian. Avec la crise, les réglementations ont tendance à se renforcer et en interne, les banques d'investissement ont également accentué les phases de contrôle et de validation des ordres émis." Une fonction aussi rémunératrice que le trading ? Jean-David Fermanian l'affirme : "En début de carrière, oui. Ce qui change ensuite, c'est la culture du bonus qui n'a que peu pénétré les métiers du risque." 

Le métier d'actuaire profite également de cette vogue. Sylviane Gastaldo le voit bien : "La gamme des employeurs s'est diversifiée. L'actuariat peut désormais se pratiquer dans les grandes compagnies d'assurance AXA, BNP Paribas, ALLIANZ... comme dans des cabinets de conseil spécialisés comme Deloitte, Joel Winter ou Mazars."

Source : L'Etudiant.fr, 29/05/2011