L'Adie lance des franchises pour les jeunes sans emploi02-11-2010 |
Le numéro un français du microcrédit va financer des vélobars, développer le lavage de voiture sans eau et créer un service de chauffeur sans voiture. Surfant sur le succès des franchises classiques dont le nombre a doublé ces dix dernières années, l'Adie veut développer des microfranchises clés en main adaptées aux entrepreneurs disposant de peu de moyens financiers et n'ayant pas de qualifications importantes. «L'association Adie Microfranchise Solidaire que nous avons créé, sélectionne et teste les projets. Elle travaille en collaboration avec des franchiseurs qui sont des entrepreneurs sociaux. Ces derniers forment et accompagnent les micro-entrepreneurs franchisés à qui les activités sont proposées clés en main avec l'appui technique nécessaire», précise Maria Nowak. 10 000 euros d'investissement maximum Cette initiative est soutenue financièrement par le ministère de la jeunesse et des solidarités actives. La Caisse des Dépôts devrait également y participer. Concrètement, l'Adie accorde un microcrédit à l'entrepreneur qui a besoin d'investir au maximum 10 000 euros pour lancer son projet. Elle pourra aussi accorder des prêts d'honneur. Un fonds présidé par Vincent Mercier, ex-dirigeant du cabinet de consultants Roland Berger, est en cours de constitution pour financer de véritables filières. Il devrait être doté au départ d'un million d'euros. Des banques, des entreprises privées et l'Etat devraient participer à son financement. Afin de permettre à des personnes exclues du marché du travail de trouver un emploi, l'Adie souhaite également un assouplissement de la réglementation. «Il faut être diplômé pour exercer certains métiers comme réparateur de vélo ou tondre une pelouse. Dans le premier cas, la personne doit avoir un diplôme de carrossier. Dans le second un diplôme de jardinier. C'est absurde. Il n'y a pas besoin d'un diplôme de coiffeur pour réaliser des tresses à l'africaine. Le droit d'entreprendre est inscrit dans la constitution française. En cette période de chômage massif, il faut ne pas bloquer l'entrée dans le marché du travail des jeunes tout en leur facilitant l'accès à la formation professionnelle», conclue Maria Nowak.
Source : Le Figaro, 29/10/2010 |
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