Société Générale acquiert la Société Marseillaise de Crédit

21-06-2010

La Société Générale se renforce dans la banque de détail en rachetant au groupe bancaire BPCE la banque régionale Société Marseillaise de Crédit (SMC) pour 872 millions d'euros, selon un communiqué publié lundi 14 juin.
Cette acquisition, réalisée par sa filiale à 100% Crédit du Nord, qui regroupe déjà sept banques régionales, serait financée par une augmentation de capital souscrite par la Société Générale.
Fondée en 1865 et privatisée en 1998, la Société Marseillaise de Crédit (SMC) avait été cédée en juillet 2008 au groupe bancaire BPCE par HSBC France, dans le cadre de la vente de ses sept banques régionales.

Le plan stratégique de la SG sera dévoilé mardi

Principalement implantée dans le sud-est de la France, la banque compte 144 agences et quelque 200.000 clients, pour 1.400 salariés.
Grâce à ce rachat, le Crédit du Nord indique qu'il va atteindre environ 4% de parts de marché dans le sud-est, en préservant l'identité de la SMC.
La Société Générale confirme par cette acquisition sa volonté de se renforcer dans la banque de détail, intervenant à la veille de l'annonce d'un nouveau plan stratégique, baptisé Ambition SG 2015.
Ce plan, qui sera dévoilé mardi, vise à améliorer la relation entre la banque de détail du groupe et ses clients en proposant notamment de nouveaux produits.

BPCE en profite pour accélérer le remboursement de l'Etat

Le groupe BPCE, né du rapprochement en juillet 2009 du rapprochement de Banque Populaire et Caisse d'Epargne, a indiqué lundi qu'il voulait rembourser 700 millions d'euros à l'Etat, après la vente de la Société Marseillaise de Crédit.
Au total, BPCE percevra donc 901 millions d'euros en 2010 grâce à cette vente, ce qui libèrera 700 millions d'euros de fonds propres, un montant qui, selon la banque, servirait intégralement à accélérer le remboursement de l'Etat".
BPCE a indiqué à plusieurs reprises qu'il avait l'intention de rembourser d'ici à 2013 l'argent prêté par l'Etat dans le cadre des aides versées au secteur bancaire au plus fort de la crise.
La banque est le seul établissement français (hors Dexia dont la situation est spécifique) à ne pas avoir intégralement remboursé les apports de l'Etat.

Source : Challenges, 14/06/2010

 
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