Société Générale plombée à son tour par la Grèce04-08-2011 |
Après Crédit agricole et BNP Paribas, qui ont subi les effets de la crise de la dette grecque, la banque avertit que ses prévisions de résultats sont désormais «difficilement réalisables». L'action chute en Bourse. En effet, le bénéfice net de Société Générale pour la période d'avril à juin a décroché de 31% par rapport à la même période de l'année dernière, à 747 millions d'euros, à cause d'une dépréciation passée sur les titres d'État grecs de 395 millions d'euros. Pour son patron, Frédéric Oudéa, la dépréciation grecque a «un impact limité, comme attendu». À noter que ses concurrentes Crédit agricole et BNP Paribas ont respectivement vu la note grecque se monter à850 millions et 650 milllions d'euros. Sans compter cet élément exceptionnel, le résultat net de la banque aurait été conforme aux attentes des analystes. Si le produit net bancaire (équivalent au chiffre d'affaires) atteint 6,5 milliards d'euros (-2,6%), le coût net du risque s'est, lui, apprécié de 17,3% sur un an. «Alors que la reprise modérée dans les économies développées s'est confirmée au deuxième trimestre, les inquiétudes croissantes relatives à la dette souveraine européenne ont provoqué une aversion pour le risque et des mouvements de marchés erratiques, au gré de l'actualité politique», résume la banque dans son communiqué. Malgré tout, Société Générale semble désormais renoncer à son objectif de bénéfice net de 6 milliards d'euros en 2012, comme le groupe l'avait annoncé en juin dernier dans le cadre de son plan stratégique baptisé «Ambition 2015»: selon le PDG, l'objectif «paraît désormais difficilement réalisable dans les délais prévus.» Du côté des ratios de fonds propres, Société Générale va rentrer dans le rang : comme le prévoit le nouveau cadre réglementaire pour les banques, appelé Bâle III, qui entrera progressivement en vigueur à compter de 2013 et impose aux banques un ratio de fonds propres durs de 7%, la banque prévoit d'atteindre un ratio de fonds propres «durs» d'au moins 9% fin 2013. Ainsi, si la couche supplémentaire de 1 à 2,5 points de pourcentage -demandée pour les établissements dits systémiques, c'est-à-dire ceux dont la défaillance menacerait de destabilisée le système financier tout entier- était réclamée à Société Générale, les obligations pourraient être respectées. Source : lefigaro.fr, 03/08/2011 |
- Crédit Agricole : 1 300 clients en un an pour TooKam
Lancée il y a un an par le Crédit Agricole Pyrénées Gascogne, l'agence bancaire sur internet TooKam … - BPCE mise sur la croissance de ses réseaux de banque de détail
"Le groupe est toujours très engagé dans le financement de l'économie qui est son métier de base", a… - Crédit consommation : Société Générale lance le premier contrat dématérialisé
D'ici fin juin 2012, Franfinance, filiale de crédit à la consommation de la Société Générale, va dép… - Barclays cherche à vendre sa banque de détail en France
Près d'un siècle après son installation en France en 1917, Barclays souhaite jeter l'éponge. Selon n… - Voir toutes les actus
