| La Société Générale a publié un bénéfice net de 1,06 milliard d'euros au premier trimestre, loin de la perte de 278 millions enregistrée un an plus tôt, pour un produit net bancaire de 6,581 milliards (+34%). Un résultat meilleur que prévu par les analystes (qui misaient en moyenne, selon le consensus Dow Jones Newswires, sur 658 millions d'euros), notamment grâce à une moindre dépréciation du portefeuille d'actifs à risque: celui-ci, qui comprend notamment des titres liés à l'immobilier résidentiel et commercial américain, a coûté à la banque de la Défense 169 millions d'euros, contre 1,22 milliard un an plus tôt. Division par division, la banque de financement et d'investissement a été très rentable avec un résultat net de 541 millions d'euros, tandis que la banque de détail française a maîtrisé le coût du risque (279 millions de bénéfices, +24,6%) alors que la banque de détail à l'international voyait elle ses impayés augmenter (114 millions de bénéfices, -5,8%). Autre ombre au tableau, la banque a fait état, au-delà de sa participation de 54% dans Geniki, d'une exposition sur le risque souverain grec de 3 milliards d'euros fin avril, un chiffre bien plus élevé que ceux déjà communiqués par ses homologues françaises BNP Paribas ("tout à fait négligeable"), Axa (500 millions) et Crédit Agricole (850 millions). Source : Challenges.fr, 05/05/2010 |