Les entreprises misent sur les jeux pour recruter et motiver22-02-2010 |
Starbank the Game permet aux nouveaux arrivants chez BNP Paribas de découvrir le groupe et ses métiers Crédits photo : Le FigaroAprès les « business games », voici venu le temps des « serious games ». «Imaginer l'administration de demain.» C'est le défi que relèveront cette année 200 étudiants dans le cadre du jeu proposé par la Direction générale de la modernisation de l'État (DGME). Une première pour l'administration, qui fait ses premiers pas sur le terrain des «business games». Depuis quatre ans, la Société générale propose aux étudiants du monde entier d'«inventer la banque de demain», avec Citizen Act. Une manière d'asseoir sa notoriété à l'international avec la participation de 21 pays. Avec l'avènement du web 2.0, les «business games» des entreprises se muent en «serious games», ces jeux à visée pédagogique, empruntant le graphisme du jeu vidéo. Pour les entreprises, les enjeux sont clairs : déployer la marque employeur auprès du plus grand nombre et recruter les perles rares. Pionnier en 1993 avec Brandstorm, challenge marketing, L'Oréal a lancé fin janvier Reveal by L'Oreal. Plongé dans le monde virtuel du géant des cosmétiques, le joueur, qui incarne un junior débutant, découvre l'ensemble des métiers du groupe et peut révéler ses talents. À la clé, quelque 500 embauches et 2 500 stages dans le monde. Même démarche chez Thales qui a mis en ligne en octobre Moonshield : le joueur doit construire une base lunaire pour sauver la terre menacée par une pluie d'astéroïdes... «Il devra comprendre les technologies de Thales et les maîtriser», explique Yves Dambach, PDG de KTM Advance, concepteur du jeu. Les «serious game» ont aussi leur utilité en interne, lorsqu'ils sont conçus comme des outils de e-learning. Starbank the Game permet ainsi aux nouveaux arrivants chez BNP Paribas de découvrir le groupe et ses métiers. «L'apprenant» entre dans la peau d'un gestionnaire ayant pour mission de créer une banque dans une cité orbitale... «Avec la crise, le e-learning est en forte progression : on demande de former plus, aux quatre coins du monde, avec moins d'argent», o bserve Yves Dambach. Le groupe Renault a, lui, fait appel à la société Daesign pour concevoir un jeu destiné à booster sa force de vente : 18 000 commerciaux de 40 pays sont formés. «La force du "serious game" tient à son interactivité, mais pas seulement, insiste Sébastien Beck, patron de Daesign. Il permet aussi au joueur de plonger dans un scénario qui lui laisse un large espace de liberté.» Source : Le Figaro, Caroline Beyer, 15/02/2010 |
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