Lors d’une demande de prêt immobilier, l’établissement bancaire impose quelques dispositifs de sécurité afin de garantir la continuité du remboursement en cas d’un éventuel non-paiement de la part de l’emprunteur. C’est pourquoi il s’avère obligatoire de souscrire une assurance prêt immobilier pour bénéficier d’une protection optimisée contre les aléas de la vie (perte totale d’autonomie, accident ou décès). De son côté, pour se protéger des défauts de paiement, la banque exige à l’emprunteur la souscription à l’une des garanties suivantes : l’hypothèque ou la caution.

Les points forts de l’hypothèque et de la caution

L’hypothèque est une garantie réelle reposant sur les biens ou droits immobiliers qui appartiennent à l’emprunteur. En cas de défaillance du remboursement de prêt, la garantie hypothécaire permet à la banque de saisir le logement pour vendre aux enchères judiciaires. Ainsi, elle aura l’occasion de récupérer les sommes dues.

En ce qui concerne la caution, il s’agit d’une couverture financière basée sur un fonds de garantie mutualisé. L’emprunteur cotise auprès de sa banque afin de se prémunir d’une éventuelle défaillance de remboursement. Plusieurs formes de caution peuvent être choisies par l’emprunteur, à savoir la société de cautionnement mutuel, la caution solidaire d’un particulier et la caution « mutuelle fonctionnaire ».

Les inconvénients de l’hypothèque et de la caution

L’hypothèque n’est pas du tout valable sans le consentement d’un notaire, car cette garantie doit être publiée au service de la publicité foncière. Cette démarche peut ainsi engendrer des frais d’hypothèques qui s’élèvent généralement à 1,5 % du montant de l’emprunt.

Concernant la garantie caution, celle-ci reste intéressante si l’emprunteur souhaite transférer son prêt sur une nouvelle acquisition et garder ainsi les mêmes conditions de taux immobilier. Pour que ceci soit effectif, il faudra d’abord vérifier si cette démarche est prévue dans le contrat de prêt. Selon le profil de l’emprunteur, la société de cautionnement mutuel peut refuser de garantir le prêt immobilier que l’emprunteur souhaite souscrire. Si l’emprunteur est qualifié comme sujet à risques, elle conseille le recours à l’hypothèque.